mercredi 23 novembre 2016

L'attente

             Vilhelm Hammershøi


Gravissant par le Sud le long cylindre obscur

Doucement, lentement, sans presser son allure

Un rayon de soleil poursuit son escalade

Éclaire timidement, fidèlement, la façade


Il réchauffe son âme pendant son doux passage

En transportant l'espoir d'un lointain paysage

Où un visage aimé, en souriant au ciel

Accroche à sa clarté d'invisibles nouvelles


Elle espère comme hier, comme encore et toujours

Que sa tunique bleue irisera la cour

Et que, dirigeant son regard vieilli vers elle

Un soleil fatigué devienne un arc-en-ciel

7 commentaires :

  1. Un long cylindre le long d'une façade ... ICI ? ;-)
    ¸¸.•*¨*• ☆

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  2. Certes, mais celui-là n'a rien d'obscur, quoique :-)
    Beaubourg, ce nom est une imposture :-)

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  3. L'attente est belle, décrite ainsi par tes mots, Rom.
    Bonne soirée, bisous.

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    1. A dire vrai, elle est, le plus souvent, bien plus belle couchée (sur le papier) que debout (sur le pavé), non ?:-)
      Bonne soirée itou et bisous

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