Salvador Sobral
Amar Pelos Dois (Aimer pour deux)
Ah! Que pour ton bonheur je donnerais le mien.
Quand même tu devrais n'en savoir jamais rien !
S'il se pouvait, parfois que de loin j'entendisse
Rire un peu le bonheur né de mon sacrifice.
Edmond Rostand
«Cyrano de Bergerac»
Finalement,
Je suis tout seul dans ce café
A me saouler
A ne plus t' espérer
A regarder ces citrouilles vides
Idiotes
Qui se rient de mes amours mortes
Je voudrais t'écrire
Une ligne sombre
Une douleur
Comme une larme de fusain
Qui se moque de mon cœur
Qui se moque de mes mains
Je voulais t'écrire
Une ligne d'ombres
D'un soleil qui croasse
De mon sang qui se froisse,
Se glace
Là, à travers la vitre
Je vois
Un petit moineau qui sautille
De miette en miette
De flaque en flaque
Et mon cœur claque
Se vrille
S'effrite
S'émiette
La pluie froide s'écoule
De place en place, de goutte en goutte
Et mes larmes coulent
De joue en joue
De vers en verre
De peine en peine
De vin en vain
Une jeune sorcière sourit, cruelle
Fardée
Déguisée d'Halloween
Mon cœur
Qui grince
Qui couine
Ma main tremble, blême
Déchire ce maudit poème
Épuise mes sanglots
Efface mes idéaux
Le temps passe
M'alanguit
Me trépasse
Et de passé en passé
Mon cœur se met à saigner
Un petit moineau qui sautille
De miette en miette
De bec en bec
Et d'échec en échec
Mon cœur qui pleure
Et qui fibrille
Je suis tout seul dans ce café
A me saouler
A ne plus t' espérer
A regarder ces citrouilles vides
Idiotes
Qui se rient de mes amours mortes
Je voudrais t'écrire
Une ligne sombre
Une douleur
Comme une larme de fusain
Qui se moque de mon cœur
Qui se moque de mes mains
Je voulais t'écrire
Une ligne d'ombres
D'un soleil qui croasse
De mon sang qui se froisse,
Se glace
Là, à travers la vitre
Je vois
Un petit moineau qui sautille
De miette en miette
De flaque en flaque
Et mon cœur claque
Se vrille
S'effrite
S'émiette
La pluie froide s'écoule
De place en place, de goutte en goutte
Et mes larmes coulent
De joue en joue
De vers en verre
De peine en peine
De vin en vain
Une jeune sorcière sourit, cruelle
Fardée
Déguisée d'Halloween
Mon cœur
Qui grince
Qui couine
Ma main tremble, blême
Déchire ce maudit poème
Épuise mes sanglots
Efface mes idéaux
Le temps passe
M'alanguit
Me trépasse
Et de passé en passé
Mon cœur se met à saigner
Un petit moineau qui sautille
De miette en miette
De bec en bec
Et d'échec en échec
Mon cœur qui pleure
Et qui fibrille
Si un jour quelqu'un vient à me demander
RépondreSupprimerDis-lui que j'ai vécu pour t'aimer
Avant toi, je n'ai fait qu'exister
Fatigué et sans rien à donner
Mon amour, entends mes prières
Je te demande de revenir, de me désirer à nouveau
Je sais qu’on n'aime pas seul
Peut-être vas-tu doucement le réapprendre
Mon amour, entends mes prières
Je te demande de revenir, de me désirer à nouveau
Je sais qu’on n'aime pas seul
Peut-être vas-tu doucement le réapprendre
Si ton cœur refuse de céder
S'il ne sent pas la passion, ne veux pas souffrir
Sans faire de plans sur ce qui va suivre
Mon cœur peut aimer pour nous deux
:)
C'est la traduction du vidéoclip qui accompagne vôtre beaux texte... ça pourrait ménager la tache à ceux que ces vers inspireraient :) Par égard à vos maux, je me retire à pas de loup...
Bon dimanche, Rom. Bise.
Merci Julie pour la traduction, j'avais hésité à la publier car peu travaillée mais le sens général est conservé.
SupprimerBon début de semaine, bise.
Salvador Sobral, il méritait bien de gagner à l'Eurovision, sa fragilité, sa voix, l'émotion qui émane de lui...
RépondreSupprimerMerci à Julie pour la traduction. ;-)
Quant à ton poème, Rom, il m'a touchée, émue. En Amour, il faut toujours garder espoir, toujours, car l'Amour, le vrai, ne disparaît jamais.
Bonne fin de dimanche. Je t'embrasse.
Oui, Françoise.
SupprimerJe n'ai plus regardé l'Eurovision depuis mon enfance mais cette chanson a effacé les prestations décevantes (le terme est faible) des vingt dernières années.
Bon début de semaine, je t'embrasse
Merci à VOUS, Françoise... je n'ai aucun mérite sinon celui d'être un peu curieuse :D
SupprimerEt au fait, pourquoi ce titre ? :-)
RépondreSupprimerIl n'y a rien de plus à comprendre.
SupprimerUn soir de blues dans un café, en période d'Halloween, une solitude qui reprend le pouvoir, finalement...
Les chants désespérés restent les plus beaux, quoi qu'on en dise...
RépondreSupprimer•.¸¸.•*`*•.¸¸☆
C'est si vrai, hélas, Célestine.
SupprimerJ'ai toujours eu le sentiment que la douleur, la tristesse relatées nous pénètrent en profondeur alors que la prose heureuse, joyeuse, enthousiaste est cutanée, elle reste en surface.
Pourtant, il y a de la jubilation à écrire la joie, quand elle vient du plus profond de soie...
Supprimer•.¸¸.•*`*•.¸¸☆
Absolument, Célestine.
SupprimerA écrire, oui, bien plus qu'à lire.
J'ai toujours soutenu qu'il fallait écrire pour soie :-)