Poussée par le vent, la balancelle oscille
La pluie y ruisselle, inonde l'espace vacant
Goutte à goutte, glissent des rires d'enfants
Déportés par le temps, souvenirs qui vacillent
Le fer est rouillé, la peinture écaillée
La nature, volubile, dessine le destin
Des lieux délaissés, d'antiques jardins
Des voix oubliées, des allées frayées
Le lierre envahit la pierre
Les herbes folles se propagent
Aucun oiseau dans une cage
Aucune silhouette en lumière
Partout, des roses trémières
Le parfum de la menthe sauvage
Le bruit lointain de l'orage
N'effraye plus la vieille chaumière.
Un merle noir, au bec orangé
Trône sur le vieux portique
Siffle un air de cantique
La balançoire, en son trajet
Berce des vies endormies,
Échappées de l'oubli
Le soleil, marié à la pluie
Rutile sur le métal endurci
Don des Dieux, un arc-en-ciel
Invite, aux noces de la vie, une balancelle.
Un joli poème tout en rimes pour la balancelle.
RépondreSupprimerLe temps passe mais la vie continue, évolue, différente, autour d'elle.
Bonne fin de journée, Rom.
La vie est comme la balancelle, elle oscille, part de l'avant (naissance) et revient à son point de départ, l'après (le décès). L'après est un avant, chargé de vie et en cela il est différent.
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