Dernier jour des vacances de Pâques, je suis heureux, j'ai hâte de retrouver mon école, mon institutrice, Mademoiselle.
Quand elle dessine au tableau la date du jour, lentement, avec application, j'ai l'impression que la craie lui obéit, qu'elle reproduit avec grâce les courbes, les harmonies de son propre corps, c'est qu'elle est drôlement jolie, ma maîtresse !
Lorsque sa voix douce, bienveillante et toujours accompagnée d'un sourire annonce "Bonjour les enfants !", il me semble recevoir un baiser sur la joue.
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Ce soir, mon papa a été très gentil.
J'avais une rage de dents, la douleur me faisait geindre.
Mon papa est entré dans la chambre et a dit "Ce n'est pas fini ce raffut ? qu'est ce qui se passe ?"
Après lui avoir expliqué la raison de ma plainte, il m'a fait prendre des bains de bouche, le flacon était d'un joli rouge cerise, puis j'ai avalé une aspirine avec un peu d'eau.
"Et que je ne t'entende plus !" a crié mon père en refermant la porte de la chambre.
J'aime bien quand mon papa est ainsi, j'ai bien dormi.
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Catastrophe aujourd'hui à la cantine.
Le petit salé aux lentilles était infect, encore plus que d'habitude.
Les saucisses de Morteau ont commencé à voler dans le réfectoire, puis la poitrine, les carottes et même les lentilles.
Je ne voulais pas participer aux hostilités mais une saucisse flasque a percuté mon visage et j'ai abandonné ma résolution pacifique.
Le sol de la cantine ressemblait à un champ de bataille, la nourriture agonisait, était piétinée par les combattants.
Le surveillant a sifflé la fin de cette bataille et a désigné, au sort, ceux qui seraient punis.
Le sort ne m'a pas épargné, j'ai été collé avec la mention "joue avec la nourriture"
Je vais encore prendre une raclée, je n'aurais même pas le temps de m'expliquer, mon père ne m'accorde pas le droit de me défendre, je suis coupable sans aucune circonstance atténuante.
Çà va barder !
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Aussi bien calé que possible dans mon placard, je relis avec délice "Jean qui grogne et Jean qui rit" de la Comtesse de Ségur, un cadeau de ma marraine adorée.
La couverture est belle, colorée: deux garçons avec leurs baluchons, l'un sourit, l'autre grimace, ils quittent leur Bretagne natale, se dirigent vers Paris, c'est fou comme une simple image résume une histoire.
A l'aide d'une lampe de poche rectangulaire (un cadeau de mon ami Rémi), je ris :" Ces diables d'Anglais, c'est bête comme tout ! Ils ne comprennent même pas le français ! " et je m'attriste, je pleure, je m'interroge:"Paris ? On doit être bien aise d’en être parti. Il y a du monde partout et on est seul partout. "
Je sais ce que cela représente de me sentir seul, je ne l'ai pas choisi, je fais avec.
Je suis un peu ankylosé, je dois bouger et réveiller mes douleurs récentes.
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Mademoiselle, je devinais en être amoureux, en fait je l'espérais, ne sachant pas au juste de quoi il retournait. Mais le sentiment me semblait noble et donc je l'adoptais.
Je n'étais pas le seul à aimer Mademoiselle.
Un soir, quelque temps après la rentrée post-pascale, je l'ai aperçue se soulever légèrement du sol et donner un baiser profond à un bel homme au visage ténébreux, j'ai cru voir Baudelaire.
Et, accompagnant leur fuite, je prononçais à voix basse mes vœux
"Car j'ignore où tu fuis, tu ne sais où je vais,
Ô toi que j'eusse aimée, ô toi qui le savais !"
Je n'ai pas versé une seule larme, j'ai compris que mon petit chagrin s'était évanoui en poésie.
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Quelle belle journée !
Une fois mes devoirs terminés, maman m'a proposé de l'aider en cuisine, c'est la première fois !
Au programme, une délicieuse brioche, la mouna, parfumée de citron, de fleurs d'oranger, de graines d'anis. J'ai réalisé moi-même certains mélanges, je les ai battus.
Puis j'ai assisté au spectacle du pétrissage, de la pâte qui colle aux doigts, malaxée puis étirée avec un rouleau à pâtisserie, ma mère devenait une paysanne courageuse, dure à la tâche, qui aplanit une terre labourée.
Sur les parois du saladier en verre, mes doigts décollent de petits morceaux de pâte, des résistants qui s'opposaient à leur cuisson, et je lèche avec délice ces fragments de bonheur dans leur état naturel, cru.
"Tu vas être malade" prévient ma mère en souriant.
"Oui mais cela vaut le coup, maman !"
Le lendemain, cinq petites boules, bien reposées et qui ne demandent qu'à grandir, badigeonnées par mes soins de jaune d’œuf et d'eau, incisées en leur centre, comme une fleur à quatre pétales, et décorées de sucre en grains, seront enfournées par notre boulanger qui a sa boutique au dessous de notre appartement.
Des effluves chauds et sucrés ne tarderont pas à pénétrer notre logement, une promesse olfactive d'un bonheur prochain, un bonheur supplémentaire, celui de la dégustation qui s'ajoute à celui de la confection.
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La buraliste fait les yeux doux à mon père; un jour je l'ai entendue dire à une cliente qu'elle le trouvait bel homme.
C'est curieux, je n'y avais jamais songé, je l'ai observé longuement, c'est vrai qu'il est beau, je ne m'en étais jamais aperçu, je vois trop les laideurs invisibles.
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En rentrant de l'école, ma mère m'attendait impatiemment sur le seuil.
"Ah, te voilà, je vais faire quelques courses pour notre voisine qui est malade, je file, sois sage !"
L'occasion rêvée de mener mon enquête, direction la chambre des parents.
L'imposante armoire acajou est la gardienne du secret, mais où est-il donc ? des bijoux dans ce tiroir, des balles de revolver ! dans celui-ci. Je fouille en prenant bien soin à ne pas déranger l'ordre des choses, le voila ! sous une pile de draps, c'est bien la preuve qu'il renferme un secret !
Je suis déçu, je me doutais bien que les chances étaient minimes, je ressemble tellement physiquement à mon père mais je voulais croire à une coïncidence, à une facétie du hasard.
Je ne suis pas adopté, mon père est bien mon père, j'ai bien hérité des traits de son visage, Dieu merci, je pense sincèrement que c'est là mon unique héritage.
Une pensée surgit, et si la buraliste arrivait à séduire mon père, à provoquer un divorce ?
Cette idée me réjouit, j'en mesure uniquement les bienfaits.
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C'est le grand jour !
Ma tante et mon oncle d'Aubagne, mes marraine et parrain, viennent me chercher, je vais passer les vacances chez eux, avec eux.
A moi les calanques, les collines chères à Pagnol, le soleil provençal et les cigales chantantes.
A moi le bonheur de vivre auprès d'un couple aimant.
Ils n'ont pas eu d'enfant, avec eux je découvre ce que pourraient être des parents, ce que veut dire "famille unie".
Mon oncle vient m'embrasser chaque soir, j'ignorais qu'un homme pouvait faire ce genre de choses.
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Je le déteste, c'est dit !
Il est allé trop loin, trop fort.
Ce n'est pas la violence des coups qui me révolte, c'est leur signature.
J'ai honte, comment vais-je pourvoir aller à l'école avec un œil tuméfié, à moitié fermé ?
Je pleure à cause de cela, je pleure à cause de la haine qui m'envahit et des idées qu'elle fait naître.
J'aimerais qu'il meure, juste un peu, quelque temps, le temps de l'oubli.
Je n'irai pas à l'école ces prochains jours, je me fiche de ce qu'il dira, de ce qu'il fera, moi aussi je peux le menacer.
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Journée avec Rémi, le richard comme le surnomment certains de mes camarades jaloux.
J'aime beaucoup Rémi, je ne jalouse pas son aisance, j'apprécie sa générosité, sa bonté.
Il fait du judo, m'apprend des prises, des parades, un jour cela me servira peut-être !
Il m'a appris à jouer aux échecs, je suis rapidement devenu très fort à ce jeu, bien plus fort que lui.
Alors je joue volontairement des mauvais coups pour lui accorder quelques victoires mais il n'est pas dupe et me sermonne gentiment, sans rien dire, uniquement par des mouvements de tête, des regards de désapprobation.
Le jeudi, dans un petit cinéma de quartier, il paye ma place et nous allons voir des westerns, des films d'Hitchcock que nous allons ensuite analyser, décortiquer, critiquer, louer.
A la joie d'une séance dans l'obscurité succède le bonheur des émotions partagées, confrontées, d'une amitié consolidée, de cette sensation de grandir tous les deux, ensemble.
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L’École est pour moi un lieu d'émancipation, de liberté, un refuge protecteur et rassurant.
Son enseignement agrandit, peu à peu, le monde, mon monde.
Les mots qui l'entourent ont un sens: matières, disciplines.
Je cherche à les apprivoiser, les faire miens.
Les mots, ceux de mon institutrice, des sciences, des langues, des grands auteurs m'ont paru immédiatement admirables, avant même que je les comprenne tout à fait.
Progressivement, patiemment, ils m'ont livré leurs secrets.
C'est cette liberté que j'aime, celle qui structure mes pensées, les discipline, les ordonne, celle qui m'a permis de raisonner avec justesse, qui a transformé ce bouillonnement impétueux et confus d'enfant perdu, révolté, triste, en clarté jaillissante.
Quitter l'école sera un déchirement.
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J'ai grandi, mon frère aîné a encore plus grandi.
Une chose extraordinaire s'est produite, la main du père a été stoppée dans son élan par celle de mon frangin.
La main injuste a été bloquée par la main fraternelle.
En apercevant la surprise, le désarroi dans les yeux paternels et la détermination dans le regard qui le défiait, j'ai éprouvé une sensation bizarre: un mélange d'incrédulité: cette fois-ci , c'est bien fini, vraiment ?, d'admiration pour le courage de mon aîné, de la peine pour mon père qui ne m'a jamais semblé aussi pitoyable.
Ce fut la dernière tentative autoritaire et violente du père qui choisit l' indifférence plutôt que l'affrontement, la vigueur de la jeunesse résolue l'avait désarçonné pour toujours.
J'ai ensuite obéi à ma mère, à mon frère et je fis de mon mieux pour ne décevoir personne, pas même mon géniteur.
J'avais parfois des élans furtifs ( de clémence ?) qui me donnaient envie d'aller lui parler, de lui donner une accolade de réconciliation mais sa froideur dédaigneuse, sa façon de me tenir à distance, de s'éloigner de moi lorsqu'il pressentait mon approche, m'en dissuadaient.
C'était sa façon de me "punir" désormais.
En pensée, je m'adressais à lui
"Mon pauvre vieux, je te pardonne, ton attitude est bien plus pénible pour toi que pour moi. Regarde moi, je souris, je te souris, aucun retour en arrière n'est possible, je deviens un homme , un homme heureux, heureux de vivre. Je te pardonne mais, toi , pourras-tu te pardonner un jour ?"
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Voilà, je suis majeur aux yeux de la loi.
Je commence une nouvelle vie, je quitte mon cher Midi, son soleil, sa lumière extraordinaire qui illumine les pensées les plus sombres, les plus grises.
Je quitte mes chères écoles, mes chers enseignants, mes préaux, les cours où trônent depuis plusieurs générations ces beaux platanes à l'ombre bienvenue, adiou mes amis, mes camarades.
Adieu romarin, farigoule, aneth; j'imaginerai pendant longtemps froisser vos feuilles entre mes mains pour respirer de nouveau le parfum de mon pays.
Adieu Nice, adieu Aubagne, Cassis, Marseille, adieu la mer étincelante, adieu les accents.
Je vais à Paris, la ville Lumière, la ville des amoureux, la ville de tous les possibles.
Adieu marraine et parrain adorés, je ne vous oublierai pas.
Adieu maman, non, ne pleure pas, maman ! tu me l'avais promis.
Ma
mère, femme prudente, économe et aimante, me remet un petit livret rouge, un livret
d'épargne dont elle m'avait caché l'existence et sur lequel figure
l'historique exhaustif de toutes les sommes que je lui avais remises,
des plus modestes et plus anciennes jusqu'aux plus conséquentes.
Tout est là, jusqu'au moindre centime, tout un amour patient, préservé,
accumulé année après année, et contenu dans ce petit carnet rouge
qu'elle me tend, comme un collier de baisers assemblés sur le fil du
temps.
Ainsi va la vie, on doit parfois quitter ceux que l'on aime, j'aurais préféré quitter uniquement les autres.
J'étais ému et je ne voulais pas partir ainsi, alors j'ai crié "Adieu papa !"
Il est venu près de moi, n'a pas dit un mot mais a hoché la tête puis, le visage baissé vers le sol, il est retourné au salon.
Je crois, non, je suis certain qu'il pleurait.
Je crois que je pleurais aussi.
Je comprends ton commentaire laissé sous l'un de mes billets :
RépondreSupprimerJ'aurais préféré un père absent à un père indifférent (si cette indifférence est réelle, consciente)
J'aurais préféré un père vraiment indifférent à un père vraiment violent.
Ce billet me touche beaucoup, Rom. Les tendres souvenirs, tout comme les mauvais, racontés avec beaucoup de pudeur.
Merci de nous avoir livré les fragments désordonnés de ce petit garçon si attachant, et courageux.
Lorsque mon petit-fils Ruben vient à la maison, nous confectionnons des sablés, et tout comme toi, il se délecte à lécher la pâte non encore cuite restant dans le saladier de préparation. Il adore cuisiner, surtout les gâteaux. :-)
Belle journée à toi, Rom. Bises.
Ruben, quel joli prénom ! J'ignorais son existence avant de lire tes billets, j'avais recherché sa signification "voyez un fils", magnifique.
SupprimerDe plus, on passe aisément de Ruben à Ben-Hur dont l'histoire est loin de se résumer à une course de chars.
J'avais déjà, à travers tes évocations, une tendresse spontanée pour Ruben et son frère, Noé (j'adore également ce prénom)
J'en ai encore plus maintenant que je sais que nous sommes "frères" de pâte :-)
Bonne journée, Françoise.
Merci pour ton commentaire, bises.
Un enfant ordinaire extraordinaire 😊
RépondreSupprimerTouchant témoignage tous ces fragments de ta vie. Mais Françoise le dit mieux que moi 😊
Bonne soirée Rom, bise.
Bonjour Julie.
SupprimerJ'avais un ami, grand amateur de littérature, qui lisait énormément.
Un jour, un peu désabusé, il m'a avoué que tout avait été écrit.
"Dirais-tu la même chose pour la musique, qui se renouvelle sans cesse ? On peut écrire une même histoire de multiples façons, la langue est si riche, si plastique, inépuisable" lui ai-je répondu.
Chaque commentaire authentique est unique.
Merci pour le tien, Julie.
Bonne journée, bise.
Tout n'est jamais écrit, chaque jour passé peut donner une nouvelle histoire. Puis comme tu disais ailleurs, on écrit d'abord pour soi.
SupprimerMerci, à toi Rom ! Tes commentaires sont toujours argumentés voire enrichis de choses intéressantes à découvrir, à apprendre.
Rom, je ne connais pas ton âge mais je constate que les souvenirs d'enfance reviennent à l'esprit lorsqu'on leur en laisse le temps . C'est à dire lorsqu'on n'est plus accaparé par le travail. Je me retrouve parfois dans tes récits et ressent de l'émotion teintée de nostalgie.
RépondreSupprimerJe reviendrai te lire et remonterai plus en arrière car il me semble ne pas avoir été visée de tes publications. Je te souhaite une belle soirée.
Bonjour Chinou,
SupprimerPour moi, et très schématiquement, une vie humaine comporte trois périodes aux frontières floues:
- L'enfance: période de l'insouciance, de la sécurité, de l'apprentissage, de la découverte du Monde.
- La grande adolescence et l'âge adulte: période de la révolte, de la responsabilité, de l'indépendance, du travail, de la construction (famille, culture,etc), de la perte d'une certaine insouciance et de quelques illusions sur l"Humanité.
- La maturité et la vieillesse: période de l'apaisement, de la réflexion, de l'introspection, de l'échange intergénérationnel (grands-parents et petits-enfants: un vrai coup de jeune :-) et de la spiritualité)
Cela devrait (dans mon esprit) être ainsi, ce n'est hélas pas le cas, ce n'était déjà pas le cas auparavant, çà l'est encore moins de nos jours.
La jeunesse perd quelque peu son insouciance, en grande partie par notre faute, celle de leurs aînés, mais ils ont également leur part de responsabilité.
Les adultes perdent leur confiance en l'avenir.
Les retraités (dont je fais partie depuis 1 an) n'ont plus les moyens, pour beaucoup, de vivre sereinement.
Camus écrivait "La pensée d'un homme est avant tout sa nostalgie", il est pourtant mort très jeune.
Mes thèmes préférés d'écriture ont toujours été: L'amour, l'enfance, la vieillesse.
Merci pour ton commentaire, Chinou.
Bonne journée.
Rom, être à la retraite depuis un an, ne révèle pas ton âge réel à Chinou. On peut prendre sa retraite à trente ans si l'on est footballeur, ou bien plus tard comme chez certains sénateurs :D J'adore te taquiner...
SupprimerChinou dit qu'elle ne connaît pas mon âge, elle ne me le demande pas, nuance ! :-)
SupprimerNote: les sénateurs prennent leur retraite, au Sénat ! :-)
J'adore ta note 😊
SupprimerIl faut un grand courage pour confier ses blessures d'enfance. Et ton texte m'a vraiment émue, tout en pudeur, en délicatesse, en force aussi.
RépondreSupprimerC'est une fortune de rencontrer des gens sensibles comme toi.
•.¸¸.•*`*•.¸¸☆
J'ai cette chance de posséder un tempérament joyeux.
Supprimer"La gaieté est la forme la plus aimable du courage" (Anatole France) et je constate, en vous lisant, toi, Françoise, Julie, Chinou (et bien d'autres) que vous avez cette gaieté aimable, admirable, que l'on ne doit nullement confondre avec une sotte politique de l'autruche ou une euphorie niant toute réalité.
Cette gaieté est tout simplement une joie de vivre que l'on conserve en dépit des obstacles, un état d'esprit libérateur et protecteur, la conscience que l'on peut mener des luttes avec le sourire.
Ta dernière phrase me touche, merci.
Je la fais mienne pour exprimer ce que je ressens envers toi, envers vous.