Voir mon petit-enfant rire ou sourire pour un rien
Et fredonner un air joyeux, refrain de l'insouciance
Entrevoir ce monde oublié qui fut un jour le mien
Que la mémoire efface en brisant cette invisible alliance
Suspendue, pour un temps, au doigt de l'innocence.
Rechercher dans mes traits, mes expressions
Le reflet, même fané, d'une primitive éclosion
Comprendre que cette promesse d'une future floraison
Ne corrige ni la mémoire, ni l'enveloppe charnelle
Mais se glisse dans les âmes qu'elle renouvelle
Comme une eau purifiée par un filtre divin
Qu'accordent les Dieux à ceux dont le cœur s'abstient
De flétrir, de subir la loi martiale de la raison
En se laissant submerger par la candeur des premières saisons
Celles où les sens distillent les secrets de l'Univers
Qui s'évanouissent, une fois nos yeux ouverts.
Tel est le prix exigé par le fruit défendu, cette pomme
Que l'on croque pour devenir un Homme
Et qui engendre nos premiers oublis
Notre première amnésie
Celle d'un paradis à jamais perdu
Des âmes nouvelles et nues
Que seuls le rire et le chant d'un enfant
Savent ressusciter pour un court instant.
dimanche 19 février 2023
Réminiscence
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Atom
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L'innocence , la candeur de l'enfance sourdent dans tes vers de façon mélancolique. Mes pensées ne s'élèvent pas jusqu'au fruit défendu (il est parfois tellement bon) et au paradis perdu
RépondreSupprimermais plutôt voyagent vers ce que sera demain, quand je ne pourrai plus lire sur son visage le bonheur d'un enfant ni entendre son rire en cascade. Haaaaa, l'automne de la vie est parfois dur à envisager, n'est il pas ?
Bonjour Chinou,
SupprimerCe n'est pas vraiment le sens de ces vers.
L'Homme est condamné, selon la Bible, à quitter le jardin d'Eden et vivre sur terre après avoir goûté au fruit défendu, le fruit de l'arbre de la science du bien et du mal.
Mais les enfants, les petits enfants vivent dans ce jardin d'Eden pendant un court moment, c'est ce jardin que j'aspire à retrouver dans ce poème, rien d'autre.
Je n'éprouve aucune crainte, aucune angoisse à l'automne de ma vie, bien au contraire.
La période de l'enfance est bonheur, insouciance, spontanéité, naturel, l'enfant n'est pas dans l'après mais vit le moment présent, il ne se pose pas de questions existentielles, pas encore...
RépondreSupprimerUn joli poème, Rom, toujours bien rythmé et rimé. :-)
Bonne soirée.
Oui, Françoise .
SupprimerMerci et bonne soirée.