Tout d'abord, une illustration sonore du titre de ce billet, destinée à rafraichir la mémoire de ceux qui auraient oublié les deux premiers coups de batterie (précédés dans ce clip par des bruissements d'ailes) de cette chanson de John Lennon, enregistrée et publiée en 1995, après son décès.
La traduction automatique pour les non initiés à la langue de Shakespeare, malgré ses défauts, permet de comprendre le sens général des paroles.
Le clip possède le charme d'un passé pas si lointain et pourtant dépassé par les bouleversements peu glorieux d'un 21ème siècle destructeur , lui en qui on plaçait nos plus grandes espérances à une époque où l'on pensait que les premiers mouvements d'émancipation, de liberté, d'égalité, de révolution sociale, culturelle, pacifique traçaient une voie royale pour un futur que l'on envisageait débarrassé des vieux démons de l'Humanité: l'avidité, le pouvoir, l'argent.
Comme elles paraissent irréelles, utopiques ces premières envolées d'une jeunesse désireuse de s'affranchir d'un monde qu'on leur imposait; envolées parfois désordonnées, en période d'apprentissage, mises à terre par des changements trop rapides pour ces Hommes-oiseaux eux-mêmes, inconscients du poids difficile à délester de siècles, de millénaires de civilisations humaines, mercantiles.
De nos jours, le combat a changé.
Le système est toujours attaqué, pour non respect de la Nature, de notre planète et le sort de l'Humanité n'est considéré que de manière indirecte, les deux combats devraient aller de pair, les solutions envisagées pour mener à bien ces luttes ne devraient pas être des mesurettes, des rustines , des recettes trompeuses et éphémères mais une véritable et complète refonte de notre façon de vivre, d'agir, de consommer, de partager.
La mondialisation, au lieu d'être un terrain élargi pour des batailles financières et commerciales, pourrait devenir le cadre d'une association de peuples et non de leurs dirigeants, plus soucieux de leurs propres intérêts que ceux des nations qu'ils représentent.
Jamais le mot Révolution ne m'a paru aussi important; l'absence totale de vision, de perspective sérieuse, optimiste et réaliste à long ou même moyen terme me parait plus fatale pour l'Humanité naviguant sur un bateau sans gouvernail, partant à la dérive, qu'une longue, lente et patiente révolution établissant les bases d'une Humanité pacifiée, équitable, partageuse, solidaire évoluant au milieu d'une Nature respectée, en faisant partie nous-mêmes.
On nous rabâche sans cesse les termes de démocratie, capitalisme, socialisme que l'on s'obstine à nous faire avaler comme les meilleurs systèmes, les plus fiables, ceux ayant fait leurs preuves.
On nous vante les matériaux utilisés pour la construction d'un monde qui s'écroule peu à peu.
Qui sont les irresponsables, les utopistes ? ceux qui s'acharnent à défendre, alors que tout l'accable, un système financier, commercial, politique que plus personne ne semble maitriser ou les rêveurs désirant passer à l'action en proposant un changement radical qui balayerait à jamais l'injustice des instances décisionnaires, corrompues, aveuglées par des ambitions incompatibles avec le bien-être recherché par la plupart d'entre nous.
Cessons de vouloir sauver la planète, la planète s'en sortira à terme, avec ou sans nous.
Intéressons-nous aux Hommes, au milieu dans lequel ils vivent.
Ce qui "profitera" (même le mot profit a été dévoyé) aux premiers sera bénéfique au second et vice-versa.
Je ne devais rédiger que quelques lignes avant d'aborder le thème de ce billet... :-)
The Beatles - Free as a bird (1995)
Création de John Lennon en 1977
Note: la vidéo fourmille de clins d’œil évoquant quelques succès des Beatles, ouvrez l’œil :-)
L'artiste et scientifique Jane Kim, travaillant sur son mur d'oiseaux "The Wall of Birds", fresque épique rassemblant 243 oiseaux sur une période de 375 millions d'années
Jane Kim à l’œuvre
Lien: Explorez The Wall of Birds
Le site (et plateforme participative) passionnant où j'ai découvert les travaux de Jane Kim, The Cornell Lab of Orthinology
The Cornell Lab est le créateur d'une extraordinaire application pour téléphones mobiles, que j'avais conseillée à Françoise il y a quelque temps, Merlin Bird Id, permettant d'identifier les oiseaux en fonction de leurs caractéristiques physiques mais également grâce à leurs chants.
Lien permettant une première aide sur le fonctionnement d'une autre application du Cornell Lab, eBird: Aide eBird



Bonsoir Rom.
RépondreSupprimerObserver cette talentueuse artiste travailler, c'est drôlement appaisant. En plus elle est très jolie et sa voix est toute douce.
J'adore ton article. La profondeur du texte s'harmonise idéalement avec la légèreté et la poésie de ces oiseaux riches en couleurs... Merci !
Elle eut été moche que j'aurais tout de même apprécié son travail.
SupprimerMais il est vrai qu'il est plus agréable (et en harmonie avec le sujet) de regarder et écouter une Jane Kim qu'un physique de camionneuse américaine, bouffie par les excès d'alcool, mâchant du chewing-gum et à la voix rauque, nasale, aux accents texans, et enrouée par les passages répétés de la fumée de tabac :-)
Merci Julie !
Bisous.
Pffffff.... Il en faut aussi de camionneuses 😋
SupprimerJe ne pense pas qu'il faille des camionneuses comme celle que j'ai décrite ! en tout cas pas pour moi :-)
SupprimerBonsoir Rom. J'ai commencé à lire ton billet et à regarder la vidéo de Jane Kim, je continuerai demain, je ne veux pas bâcler en allant trop vite, et là, je suis un peu HS. :-)
RépondreSupprimerBonne soirée, bises.
Parfois, plutôt que chic-ouf, on devrait dire chic-out :-)
SupprimerRepose toi bien, Françoise.
Bises
Bien trouvé ! (rire) C'est tellement ça ! :-)
SupprimerMerci Rom.
Bonjour Rom
SupprimerTout d'abord, je suis en accord parfait avec les "quelques lignes" (sourire) écrites dans la première partie de ton billet.
J'ai visionné ensuite la vidéo sur Jane Kim. C'est fabuleux ce qu'elle fait, et j'aime le côté créatif qu'elle rajoute à chaque oiseau, comme une expression dans l'œil pour lui donner l'air heureux. Ce mur est magnifique et enrichissant, c'est une œuvre d'art et un cours d'ornithologie. Bravo à ceux qui l'ont pensé.
Oui, Merlin Bird Id, je l'ai installé sur mon portable. Je m'en suis d'ailleurs servi tout à l'heure pour identifier un oiseau, j'avais un doute, il s'agit bien d'un faucon crécerelle comme je le pensais.
Merci pour ce billet que j'ai trouvé très intéressant, mais cela ne doit pas t'étonner. ;-)
Bon après-midi, Rom. Chez moi, de la pluie aujourd'hui, et en principe pour tous les jours de la semaine, c'est bien pour la Nature, je la vois se réjouir en prenant de belles couleurs. :-)
Bonjour Françoise.
SupprimerJe suis admiratif de cette œuvre et de cette artiste.
Le site de Cornell Lab est riche et intéressant également.
Toi et Julie, vous avez commenté le texte et le travail de Jane Kim en zappant complètement la vidéo (fantastique) de "Free as a bird", cela me chagrine un peu :-)
Cela m'apprendra à mélanger les genres :-)
Je commenterai ce clip moi-même, na !.
J'ai l'impression que ce sera, au moins dans ma région, un printemps et peut-être même un été pluvieux.
Qui sait si on ne demandera pas, un jour, aux régions bénies par la pluie de dépanner celles qui sont assoiffées...
Bonne fin d'après-midi.
Oups, désolée pour la vidéo de "Free as a bird", c'est vrai que je l'ai zappée dans mon commentaire, et pourtant je l'avais regardée, hier. J'ai même sursauté aux premières notes de la musique, lorsque l'oiseau s'envole par la fenêtre, ses battements d'ailes étant l'unique son jusqu'aux premières notes de la musique. :-)
SupprimerDonc, je viens de la regarder à nouveau, et j'ai même pris le temps d'aller lire sur Wikipédia l'histoire de cette chanson, histoire très intéressante d'ailleurs et que tu devrais souligner dans un autre billet (sourire).
Bonne fin d'après-midi itou, Rom.
L'histoire de cette chanson est assez connue, je pense.
SupprimerAu début de la vidéo, les photos sont celles des Beatles, enfants.
Je vous laisse deviner qui est qui, c'est amusant.
On arrive devant la "Caverne Club" à Liverpool, où les Beatles ont débuté et ont été remarqués par leur futur impresario.
Dans la vidéo, de nombreux titres (ou références) des Beatles
apparaissent , sur une vitrine, une devanture, etc, comme "Help".
J'adore le montage, le grain, les cadrages, les couleurs de ce clip.
SI cette chanson existe, c'est grâce au producteur Jeff Lynne qui a convaincu les Beatles de la réaliser en même temps que le très beau titre (bien que moins connu) "Real Love"
Et il y a bien sûr aussi le passage piétons des Beatles. :-)
SupprimerCette vidéo mérite d'être regardée plusieurs fois, en fait, tellement elle regorge de références, connues ou non, en tous cas de moi. :-)
Merci pour ces précisions, Rom.
Coucou Rom,
RépondreSupprimerMoi aussi j'ai vue et revue une seconde fois cette vidéo. Oui, chouette 😁 montagne, grain et tout ce que tu évoques. Mais c'est vrai que j'ai été happé par les oiseaux :)
Douce journée, bises.
Comme je le disais précédemment, je n'aurais pas dû mélanger les genres , ce n'était pas prévu d'ailleurs au moment où j'ai commencé à rédiger ce billet.
SupprimerEt puis, venue de je ne sais quel recoin de ma mémoire, la chanson des Beatles s'est imposée :-)
Belle journée (ici pluie au menu de la semaine), Julie.
Bises.