lundi 24 avril 2023

Les Oscars

L'International Academy of Motion Picture Arts and Sciences ou AMPAS est fondée à l'Ambassador Hotel de Los Angeles le 11 janvier 1927.
Comptant à l'origine 36 membres, elle tient un banquet officiel au Biltmore Hotel le 11 mai de la même année, et recrute 230 nouveaux membres du milieu du cinéma (avec un coût d'entrée de $100).
L'Académie (d'où les Academy Awards) est ainsi fondée, sa création coïncidant peu ou prou avec l'arrivée du cinéma parlant.


La première cérémonie de remise de prix s'est déroulée le 16 mai 1929 au Hollywood Roosevelt Hotel à Los Angeles. Elle a honoré les meilleurs films d'août 1927 à juillet 1928.
Le coût d'entrée du banquet privé est fixé à $5, et plus de 270 personnes y assistent. Il n'y a toutefois que peu de suspense, puisque les gagnants ont été annoncés trois mois plus tôt.
Ce n'est en effet qu'en 1942 que le résultat du vote secret de l'Académie a été dévoilé pour la première fois le jour de la cérémonie, comme c'est le cas aujourd'hui.
La première cérémonie de remise de prix n'aura duré que cinq minutes, et l'hôte de la soirée est nul autre que Douglas Fairbanks, le président de l'AMPAS. Il s'agit de la seule cérémonie qui ne sera pas diffusée ni à la radio ni à la télévision.

La statuette bien connue aujourd'hui, l'Oscar, a été conçue par Cedric Gibbons, directeur artistique de la Metro-Goldwyn-Mayer (MGM), sous commande de Louis B. Mayer (fondateur de la Louis B. Mayer Pictures Corporation, aujourd'hui fusionnée dans la MGM). C'est toutefois le sculpteur George Stanley qui a réalisé les statuettes en se basant sur les plans de Gibbons, tâche pour laquelle il a été payé $500.
C'est à Mayer que revient en fait l'initiative d'une telle cérémonie, avec laquelle il voulait unir les cinq branches de l'industrie cinématographique : les acteurs, les réalisateurs, les producteurs, les techniciens et les scénaristes.
Toutefois, le terme "Oscar" ne sera pas employé avant 1939, et l'origine de son nom est assez mystérieuse, plusieurs personnalités s'étant attribués, sans preuve, sa paternité.
Les histoires romancées et surprenantes, censées expliquer la genèse du mot "Oscar", pourraient servir de base à l'écriture d'une nouvelle.
La première édition des Oscars comportait 12 catégories, dont les nommés (l'appellation "mention honorable" était plutôt utilisée à l'époque) ont été annoncés en février 1928. En août de la même année, Mayer a contacté l'Academy Central Board of Judges pour voter les gagnants.
Toutefois, seuls les membres fondateurs de l'AMPAS (Fairbanks, Mayer, Sid Grauman, Mary Pickford et Joseph Schenck) ont pu se prononcer sur le récipiendaire de l'Oscar du meilleur film, ou plutôt des meilleurs films, puisque cette première édition est la seule à avoir sacré deux films (dans les catégories Most Outstanding Motion Picture Production et Most Unique, Artistic, Worthy and Original Production).

Pour chacune des catégories, seulement un gagnant et deux finalistes ont été annoncés. Il s'agit également de la seule édition qui pouvait récompenser un artiste pour son travail dans plus d'un film. Ainsi, par exemple, Emil Jannings a remporté l'Oscar du meilleur acteur pour ses rôles dans The Last Command et The Way of All Flesh. À l'opposé, George Marion, Jr. a été sélectionné dans la catégorie "Meilleurs intertitres" sans associer son travail à un film en particulier.
C'est sans grande surprise que les plus gros studios de l'époque (Fox, MGM, Paramount, Radio-Keith-Orpheum (RKO) et Warner Bros.) ont reçu la majorité des nominations et des prix. Il en sera de même pendant plusieurs années, avant que les cinémas, i
nternational et indépendant, puissent effectuer une percée au sein de l'Académie.

Les cérémonies de remise des Oscars, outre proposer un panorama des films sortis l'année précédente, sont également appréciées pour le soin apporté aux textes, plein d'esprit, du maître de cérémonie ou de ceux/celles qui remettent les prix et l'humour ou l'émotion qui se dégage du discours ou de l'attitude du lauréat.
Petite précision: les discours des lauréats ne doivent pas durer plus d'une minute, sinon une troupe de musiciens vient étouffer le fin de leurs remerciements par une musique tonitruante  :-)
Voici un montage de quelques moments ayant marqué les cérémonies des Oscars.

Moments plaisants, émouvants, surprenants, etc  des cérémonies des Oscars

Lors de la dernière cérémonie, de jolis moments d'émotion.
Montage à partir d'une vidéo Canal +,  que j'ai enrichie, entre autres,  par des extraits de la cérémonie de 1961.
On reste dans la dynamique et l'état d'esprit des shows à  l'américaine.

La 95ème cérémonie des Oscars - 2023 (meilleurs moments)

 


Montage vidéo, en deux parties, des récompenses (illustrées par des extraits) de cette 95ème édition.
Outre les films "The Whale" Et "Women Talking" , déjà détaillés dans d'autres billets, j'ai vu

  Films primés - 95ème cérémonie des Oscars - 2023 1/2

 


 

  Films primés - 95ème cérémonie des Oscars - 2023 2/2




Ajout des bandes-annonces de deux films, que j'ai vus et appréciés, nommés

  Vivre

 

 

 The Banshees of Inisherin: Un film irlandais , un conte à la fois tragique, drôle et bouleversant, sublimé par l'interprétation  magistrale du duo Colin Farrell (primé à Venise) et Brendan Gleeson. Inclassable et inoubliable.

  The Banshees of Inisherin

 
 
Ajout de la scène du début (4 mn) du film "RRR", où la petite fille est enlevée à ses parents. Attention (selon votre degré de sensibilité), la fin de l'extrait est violente (comme l'attitude en général des Britanniques dans ce film).
L'extrait débute par un chant ravissant, trop...la petite chanteuse devient un trophée pour la (détestable) femme du gouverneur .
 
RRR
 

 
 
 
Everything Everywhere All at Once



 

30 commentaires :

  1. Bonsoir Rom
    Voilà, je termine ma journée chez toi. :-)
    Merci pour les deux premières vidéos, j'ai aimé les meilleurs moments de la 95e cérémonie des Oscars.
    Et puis, grâce aux deux dernières vidéos, j'ai maintenant une liste de bons films à regarder. :-)
    J'ai déjà vu Women talking, un très beau film.
    Et ceux que j'aimerais voir, d'après les extraits, sont :
    Everything Overwhere all at Once,
    The Whale (je ne l'ai pas encore regardé),
    RRR,
    An irish Goodbye,
    Les chuchoteurs d'éléphants, Avatar.
    En ce qui concerne A l'Ouest, rien de nouveau, sûrement un film très fort, mais violent aussi, j'ai peur de ne pas supporter...
    Merci pour ce billet hautement illustré et intéressant.
    Bonne soirée, mais avant tout, bon appétit ! :-)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci Françoise.
      "A l'Ouest, rien de nouveau" n'insiste pas trop sur les scènes de combats, la véritable violence est psychologique, elle peut se révéler aussi perturbante, dérangeante, insupportable que celle des champs de bataille.
      J'ai ajouté 2 extraits, j'avais oublié de citer le , pourtant inoubliable, film "Les Banshees d'Inisherin"
      Bonne soirée.

      Supprimer
    2. Je note ces deux derniers films.
      J'aime bien l'acteur de Vivre, c'est d'ailleurs lui qui jouait dans le film Goodbye (Ce qui nous sépare) dont j'ai parlé il y a quelques semaines sur mon blog. La Bande annonce de Vivre m'a donné envie de voir ce film.
      Quant à Les Banshees d'Inisherin, j'avais vu la bande annonce et je m'étais dit que j'irai le voir, et puis j'ai oublié, je le note donc lui aussi dans les films à voir.
      Merci à toi, Rom.

      Supprimer
    3. Le même acteur, Bill Nighy, jouait dans le film qui t'avait échappé dans mon quiz, "Love Actually" :-)

      Supprimer
    4. Ah oui, je suis allée voir la bande annonce de Love Actually, mais bon, il a 20 ans de moins, pas évident de le reconnaître... Toutefois, je le préfère maintenant. :-)

      Supprimer
    5. Contrairement à toi, je trouve qu'il n'a pas vraiment changé, on le reconnaît aisément malgré une calvitie plus marquée. :-)
      Il faut dire que son visage est assez particulier,allongé, anguleux, peu commun.

      Supprimer
  2. Bonjour Rom 😊💐🥀🌻🌺☀️☀️☀️☀️😋
    Le dernier film évoqué, je l'apprécie également. J'adore quand l'action se passe en Irlande, ça cogne souvent entre mecs 😀
    "Vivre", me plairait également...

    À part le salon de l'agri-culture, les autres foires ne sont pas tellement ma tasse de lait. Trop peu d'élus pour rapport aux délaissés.
    Mais revenons à nos moutons. Beau travail de ta part, bêlement pondu. Naturellement, c'est toi le passionné 😊 Dès tous les films nominés, j'ai vu juste Avatar. En effet, les effets spéciaux sont époustouflants. Je lui reproche (pardon) seulement les interminables scènes de violence.
    Maintenant, je file arroser mon jardin. À ce soir pour visionner la suite 😊
    Bisous Rom, douce journée.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Bonjour Julie, la revenante :-)
      Je comprends tes réticences au sujet des compétitions mais la cérémonie des Oscars est bien plus que cela.
      La cérémonie en elle-même m'intéresse, l'humour et l'émotion vraie (notamment pour cette 95ème édition) la dynamisent, l'ennui n'y a pas sa place.
      L'édition de 1961 est admirable (avec Bob Hope en maître de cérémonie)
      D'autre part, ce festival est le seul (comparé à celui de Cannes, de Berlin, de Venise,etc) à récompenser des films spectaculaires, en mettant plein la vue et les oreilles, appréciés du public mais souvent boudés par des jurys européens trop élitistes.
      Je trouve que bouder cette cérémonie des Oscars (qui peut être critiquée sous d'autres aspects), sous prétexte qu'elle laissera , nécessairement, des nommés déçus, est un argument fallacieux.
      Naturellement, c'est toi la spécialiste des foires agricoles :-)
      Belle journée à toi également, bises.

      Supprimer
  3. Ajout des 4 premières minutes du film "RRR"

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ah oui, la fin... J'imagine qu'il doit y avoir d'autres scènes dans le film tout aussi violentes ? En ce cas, je ne sais pas si je le regarderai, ou alors la main devant les yeux... ;-)
      Merci pour cet extrait, Rom. Bon après-midi.

      Supprimer
  4. Oui, c'est loin d'être la seule scène violente (certaines arrivent à être comiques en même temps, tellement elles paraissent irréalistes) mais il serait dommage de passer à côté de ce film pour cette raison.
    J'ai vu, hier soir, "Everything Everywhere all at Once", les scènes de combats violents s’enchaînent :-) mais j'ai aimé le film.
    Il est truffé de références cinématographiques, est plutôt déjanté,un peu brouillon, ne laisse pas une minute de répit, comme souvent avec les Daniels (les réalisateurs ont le même prénom). Un film que l'on aime ou que l'on déteste, je pense.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je pense que je regarderai ce film tout de même, l'histoire a l'air d'être très belle.
      Quant à Everything Everywhere all at Once, ce n'est pas celui qui me fait le plus peur, à en voir la bande annonce, mais ce n'est pas non plus celui que je regarderai en priorité, il y en a d'autres qui m'attirent plus que lui, notamment An irish goodbye, ou Vivre, ou encore The whale.

      Supprimer
    2. Everything Everywhere all at Once ne fait pas peur car on est dans le domaine du fantastique mais certaines scènes sont extrêmement violentes.

      Supprimer
    3. Oui, je viens de m'en rendre compte, et en fait, je ne suis pas aussi sûre que cela de vouloir regarder ce film... ;-)

      Supprimer
  5. Ajout d'un extrait d'Everything Everywhere all at Once illustrant la "folie" sanglante et "phallique" :-) des réalisateurs.
    Il est conseillé de ne pas trop importuner ces dames dans ce film :-)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ah oui, en effet... :-)
      Je viens de regarder An irish Goodbye, j'ai aimé bien sûr. Encore merci. :-)

      Supprimer
    2. You're welcome !
      Sur le site britannique qui diffuse ce court-métrage, un avertissement prévient de la présence de certains éléments de langage pouvant choquer :-)
      Le curé est assez fou, le grand frère trop conventionnel.
      Finalement le plus sage (et le plus rusé sur certains aspects) est celui ne disposant pas, à priori, de capacités cérébrales aussi développées que les deux autres :-)
      Bon après-midi, Françoise.

      Supprimer
    3. Certains éléments de langage pouvant choquer ? Ils sont bien puritains pour penser ainsi. Moi, j'ai adoré, cela m'a fait rire ! :-)
      Bonne fin d'après-midi, Rom.

      Supprimer
    4. Je ne pense pas la BBC soit puritaine mais certaines associations, de nos jours, montent au créneau, pour un oui ou pour un non :-(
      Il se protègent, c'est tout.

      Supprimer
  6. Bonsoir Rom, l'extrait du film RRR est épouvantable. Heureusement, c'est du cinéma...
    Vais continuer ma visite :)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Comme tu dis, Julie.
      Par contre, les humiliations et mauvais traitement infligés aux indiens par les britanniques en période de colonisation, ce n'est pas du cinéma :-(
      Au fur et à mesure que le film avançait, j'éprouvais un désir allant croissant, celui de voir le gouverneur et son épouse crever (c'est le mot qui me vient à l'esprit) :-(

      Supprimer

  7. Everything Everywhere All at Once... C'est un jeu vidéo ? :)
    Je ne vais pas le regarder, merci pour le partage Rom.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Non, pas du tout.
      C'est un multivers (infinités d'univers).
      Chaque embranchement d'univers correspond à une décision importante prise ou pas dans la vie et qui conditionne le déroulement de celle-ci.
      Le film est génial !

      Supprimer
  8. The Banshees of Inisherin... me tente. Beaux paysages, puis ça cogne un peu :D

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Heu, le film a un déroulement plutôt lent et relativement non violent, en accord avec la Nature.
      Mais c'est un très beau film.

      Supprimer
  9. C'est curieux, j'ai commencé à écrire un récit avec une (petite) dose de fantastique bien avant d'avoir eu connaissance du film Everything....
    Cela devait être dans l'air :-)
    J'ai consacré beaucoup de temps au cinéma et aux montages vidéo.
    Je vais continuer et terminer ce billet maintenant.

    RépondreSupprimer
  10. Vivre... je vais certainement l'adorer. Magnifiques decors, epoque (trop) bien rendue, sublime photographie :) Bref, hate de le voir.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Vivre n'est pas un film d'action, on s'en doute.
      C'est plus une réflexion sur le sens de la vie.
      La photographie est superbe, les décorations délicieusement surannées, le jeu des acteurs sonne juste.
      Je n'ai pas vu le film de Kurosawa mais j'ai adoré cette version.

      Supprimer
  11. Compte tenu de la longueur des vidéos, je finirai de les visionner demain.
    Mais quel travail... bravo et encore merci pour cet enrichissant post !
    Bonne soirée, Rom. Bise.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci aussi pour toutes tes réponses !

      Supprimer