vendredi 11 février 2022

Le Café des Anis

A l'heure où les premiers rayons du soleil rendent hommage à l'or virginal de "La bonne mère" qui étincelle et les disperse, en lumière bienveillante, universelle, sur tout Marseille, où la mer s'éveille, ondule, se ride sous l'action combinée du vent et du premier passage du ferry-boat, où mouettes et goélands font leur ronde d'exploration autour du vieux port, où les vieux pêcheurs déplient leurs chaises orientées vers les îles du Frioul, où les Hommes célèbrent le jour nouveau par des sifflements joyeux, des interjections locales répétées comme à  l'échauffement, des "adiou" reconnaissants.
A l'heure où Maurice sourit en remontant le vieux rideau de fer, rouillé par les embruns, perclus de rhumatismes métalliques, récitant sa prière matinale, mi joyeuse mi contestataire, en une partition jouée à coups de manivelle sur un orgue de barbarie géant par un Maurice mi agacé mi rassuré.

La façade du café accuse son âge et le "m" de l'enseigne a jeté un peu de son encre dans l'eau du vieux port, rebaptisant l'établissement en "Café des Anis", le breuvage de l'amitié.

Il n'avait pas encore terminé un ménage sommaire sur les nappes azur et blanches , aux couleurs de la ville, que les trois  premiers et fidèles clients s'installaient.
 

- Adiou Maurice, dit Lucien, les deux autres se contentant d'un salut endormi de la main.
- Adiou les amis, como vai ? comme d'habitude, un serré pour Bastien et toi Lucien, une noisette pour Aymé  ?
-  Vouai (réponse de Lucien qui compte pour les deux autres)

Lucien: Oh Maurice, depuis toutes ces années, tu nous poses cette question sans que jamais la réponse ne change, tu pourrais peut-être nous servir sans rien nous demander, non ?

Maurice: Pour sûr ! et je vous demande aussi comment vous allez alors qu'aucun d'entre vous ne m'a jamais répondu.
Remarquez cela m'arrange, je n'ai pas besoin ni envie de savoir comment vous allez parce que je le sais déjà, tiens,  vous allez comme la veille !
Mais tu vois, Lucien cela s'appelle de la communication, de l'art mercantile.
Bastien: Oh bonne mère, Maurice, mercantile... tu as avalé un dictionnaire cette nuit ?
Rires des 3 compères interrompus par l'arrivée d'Annie, jolie jeune fille de 16 ans, légèrement vêtue de nuit, qui amorce sa descente de l'escalier menant à l'appartement  supérieur.
Maurice: Fatche Annie, c'est quoi ça ? Va t'habiller ma fille, va .
Tu crois que c'est une tenue pour se présenter aux clients ?

(La jeune fille s'éclipse avec grâce)

Aymé: Moi cela ne me dérange guère...
Maurice: Aymé, tu n'avais pas encore ouvert la bouche mais si c'est pour sortir ce genre de cochonnerie, tu peux la maintenir fermée.
dérange guère...pardi, et ta femme, tu crois que cela ne la dérangerait guère de t'entendre parler ainsi ?
Aymé: Ne te fâche pas , c'était juste un compliment. Ta fille a de belles cuisses
Maurice (qui s'empourpre): Mais je vais te faire un shampoing à la noisette, moi. Qui sait, peut-être que cela fera du bien aux pauvres mèches rescapées, oubliées par le Mistral et qui te servent de chevelure. Des cuisses... Annie a des jambes, mossieu, des jambes longues et fines de gazelle. Té, tu veux en voir des cuisses, voilà des cuisses
(Maurice, fort et trapu, baisse son pantalon; les autres, sans s'être concertés, détournent la tête par provocation moqueuse)
Lucien: Mais Maurice, la jambe va du pied au genou et ta fille a aussi, comme tout le monde, des cuisses
Maurice: Et moi, je vous dis que non, ma fille n'a pas de cuisses, elle a des jambes, du pied à la hanche. Tu as vu une différence de grosseur entre ses mollets et le haut de sa jambe, non ! et tu sais pourquoi ? parce que ma fille n'a pas de cuisses, voilà tout et je vous interdis de prétendre le contraire, boudiou !

Aymé: Moi ce qui me dérange, c'est que tu nous traites, nous tes amis de plus de 20 ans, de clients.
Cela me peine (mine  faussement attristée)
Maurice: Tu crois que je ne te vois pas venir avec tes grosses espadrilles ? tu tentes une dispersion mais je suis plus malin que toi.
Aymé:  Qué  dispersion ?! , qu'est-ce que tu racontes ?
Maurice: Une dispersion, quoi, quand on est embarrassé par un sujet et que l'on parle d'autre chose pour noyer le poisson.
Rires des "clients"
Lucien: Une digression, pas une dispersion
Maurice: (plein de bonne mauvaise foi) dispersion, digression, vous m'avez très bien compris.
Aymé: C'est quand même un joli brin de fille, ton Annie et elle a bien grandi ces derniers temps, elle te dépasse maintenant, non ?
Lucien:  Ça, ce n'est pas très difficile !  Et puis elle est futée, la pitchoune, elle a fait un tri dans ses gènes et développé uniquement ceux de sa mère. Elle a sa beauté, sa stature et  sa finesse d'esprit
Aymé: Ou alors , mais ça ce serait grave, oui très grave, un grand malheur... Maurice, tu n'as jamais pensé à un test ADN ?

Maurice ne bronche pas mais il augmente sensiblement la cadence avec laquelle il essuie un verre, déjà propre depuis belle lurette, qui brille maintenant de mille feux et qui irise, lorsque le chiffon lui en laisse le temps, le carrelage du café

Bastien:
Aymé, arrête de l'escagasser, vai ! tu ne sais pas de quoi tu parles. Moi, Maurice et sa Monique, je les ai connus minots, ils se fréquentaient déjà, j'étais présent le jour de leur mariage, le jour béni où leurs prières ont été exaucées avec l'arrivée d'Annie dans leur vie, après toutes ces années d'espoir, de fausses joies, de douce tristesse résignée. Et bien tu vois, pendant toutes ces années, depuis que je les connais et encore aujourd’hui, Maurice et Monique ont toujours ce même regard l'un envers l'autre, un regard, un regard (il lève les yeux ), un regard...
Aymé: Ca y'est, il a bugué...
Bastien (nullement décontenancé): Un regard qui convertirait n'importe quel mécréant, comme toi... un regard comme une lumière divine.
Aymé: Si on ne peut plus galéjer, alors...
Bastien: Il y a des choses trop belles pour être salies, même en plaisanterie.
Aymé: En parlant de clientèle, il faudrait peut-être songer à rajeunir la tienne, on ne voit pas beaucoup de jeunesse ici.
Maurice: C'est vrai, il faudrait peut-être que je change la déco, un bon coup de peinture et des posters de, comment il s'appelle déjà, le chanteur qui a toujours des lunettes noires...
Aymé: Gilbert Montagné !
Lucien: Stevie Wonder !
Maurice: non, non, Maître Jims, voila !
Aymé: On dit "Maître Guims"
Lucien: On dit "Guims", y'a plus de maître...
Maurice: En plus, ce ne serait pas difficile de les retenir les jeunes, j'ai les meilleurs tarifs de tout Marseille
Bastien: Ah ?! Et comment ils peuvent deviner tes prix ? Ils ne sont affichés nulle part ! Tu sais que c'est illégal, ça, hein !
Maurice: Je sais mais c'est de la négligence.
Les tarifs indiqués sur l'ardoise datent de Mathusalem, j'ai un peu la flemme, je n'ai pas une belle écriture et cela me prend un temps fou...
Bastien: Par contre en calcul, tu te défends bien, hein ! Tu fais toujours tout de tête.
Aymé: Il calcule bien pour qui ? pour lui ou pour les autres ? Je trouve qu'il y a beaucoup d'arrondis dans ces additions, c'est curieux quand même tous ces chiffres ronds.
Lucien: Vous êtes quand même bien contents que Maurice accepte vos ardoises, je vous rappelle la plaque émaillée au dessus du comptoir "La maison ne fait pas crédit"
Aymé: Ah oui, celle-là on la voit bien, pas comme ses tarifs, c'est bien simple, je crois que si je devenais aveugle demain, je continuerais de la voir !
Bastien: Dis moi, tes tarifs ils ne seraient pas un peu élastiques ? Ils n'auraient pas tendance à monter en été, comme la température de l'eau du vieux port ? Je t'ai vu l'autre jour demander, pour un café, bien plus que d'habitude.
Maurice: Oui mais ça, ça ne compte pas; c'était un américain, ils ont les moyens.
Aymé: Américain ou pas, c'est quand même du vol ! Quelle image tu donnes de Marseille, de la France !
(ton théâtral, solennel) Maurice, tu dois donner l'exemple, tu es comme un ambassadeur !
Maurice: Qué ambassadeur ? le seul ambassadeur ici, tu peux le voir derrière moi, il titre à 16 degrés...ambassadeur, qu'est-ce qu'il faut pas entendre comme couillonnade quand même !
Aymé (qui change son fusil d'épaule en abordant un sujet précédent): N'empêche que si tu acceptais de laisser Annie assurer le service, de temps à autre, toute belle et guillerette comme elle est, habillée juste assez court pour flatter le regard, avec une  jupette qui ne cacherait pas complètement ses jolies cuisses, hé bé tu en aurais de la jeunesse qui accourrait dans ton café, pour sûr !

Maurice fulmine sans rien dire
Bastien: Arrête Aymé, tu vas nous le faire reprendre la cigarette !
Aymé: Ah, je ne savais pas que tu avais arrêté, depuis longtemps ?
Maurice: Tu ne savais pas parce que tu n'entends pas, voilà tout! Quand on dit sans arrêt comme toi des bêtises, des saletés, on a ses propres oreilles qui se bouchent, le corps fait de l'auto-protection !
Et c'est scientifique !
Aymé (faussement dupé, entrant dans le jeu): Ah !?
Maurice (conscient qu'Aymé n'est pas dupe): Parfaitement ! Des études très sérieuses ont démontré que les bavards, quand ils étaient couillons, devenaient sourds.
Cela fera deux mois demain que je n'ai plus touché une cigarette !
Aymé (sifflement admiratif): Je te tire mon chapeau ! Tu as pris des patchs pour t'aider ?
Maurice (fier): Non monsieur, du caractère et de la volonté, rien d'autre !
Lucien: De la volonté ? Une grande volonté, non ? Elle ne s’appellerait pas Monique, ta volonté ? Je l'ai entendue, à plusieurs reprises, menacer de te quitter si tu n'arrêtais pas cette drogue !
(Maurice tousse à plusieurs reprises)
Bastien (moqueur):  Ça c'est la toux de l'ex fumeur, la plus mauvaise. elle arrive, comme ça, sans crier gare et elle est terrible, elle  en a rendu plus d'un aphone, hein ! heureusement, cela ne dure pas.
Aymé: Elle n'est pas là, Monique ?
Maurice: Elle est partie tôt ce matin chez Perrine
Aymé: Encore ?! Tu nous avais pas dit déjà cela la semaine dernière ?
Maurice: La semaine dernière, c'était une visite de coure-toi-sie, courtoisie tu ne dois pas savoir ce que cela veut dire,toi, pas vrai ? Elle est allée se faire une couleur, c'est qu'on ne rajeunit pas et notre soleil a tendance à lui faire des mèches aussi  jaunes que le pastis.
Aymé: Tout de même, d'une façon générale, elle va souvent chez le coiffeur, je trouve... A ce qu'il parait, il y a chez Perrine un nouvel apprenti, beau comme un dieu, même que le salon n'a jamais été aussi fréquenté. Enfin, je dis ça, je dis rien, hein !
Maurice: Alors ne dis rien, c'est mieux pour tout le monde, à commencer par toi, cela te donnera un air intelligent.
Et qu'est-ce que tu insinues ? Et puis d'abord qu'est-ce que tu en sais toi que son salon est fréquenté ? C'est sûrement pas ta femme qui peut t'en parler, vai !  Elle, son coiffeur il doit être en prison.
Je l'aime bien Roselyne mais, bonne mère, c'est pas des cheveux qu'elle a , c'est des rayons de soleil, dressés vers le ciel comme des aiguilles d'oursin, qui encerclent son visage.
Le Mistral il n'a plus rien à faire, juste à dire "Pas mieux !"
Monique est une femme coquette, qui prend soin d'elle; elle est soigneuse, soigneuse celui-là  de mot tu le connais mais c'est lui qui ne te connaît pas.
(Aymé est maçon et sa tenue ne laisse aucun doute sur sa profession)


 
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 Un homme, grand et très élégant, à mi chemin de sa période de quadra, entre.
Bastien et Lucien ont quitté le café peu de temps auparavant.

Maurice: Ave Jeannot, quel bon vent t'amène ?
Jeannot: Amène, c'est vite dit ! Je dirais plutôt qu'il me freine ! Il a déclenché les hostilités sitôt l’Estérel en vue.

Aymé: Çà c'est à cause des bulldozers qui ont creusé la roche pour élargir l'autoroute, maintenant le vent, c'est plus un couloir qu'il emprunte, c'est un gouffre. Alors le Mistral, pardi, il se régale, il jubile , il change d'air !
Il étend sa réputation, son territoire, il donne à La Promenade des Anglais un petit air de Canebière ! Il va secouer vos palmiers !
Je crois même qu'avec quelques aménagements judicieux, un mât ici, une voile là, il pourrait propulser, tout en écologie hein ! les chars de votre carnaval.
(Maurice à voix basse: si seulement il pouvait l'arrêter, lui, son char...)
Jeannot: Non..
Aymé: Quoi, non?!
Jeannot: Non, le Mistral il s'arrête à Cannes et ce n'est pas plus mal.
Là-bas, il peut faire son show, caresser les gambettes des starlettes, soulever les robes un peu trop printanières, offrir aux photographes des clichés ébouriffés.
Il fait tellement le beau à Cannes qu'il en oublie la suite du littoral, comme un minot que sa mère a envoyé faire une course et qui a oublié en chemin sa mission, occupé qu'il est à choisir, trier les pierres les plus plates, les plus aptes à sautiller sur la houle matinale.
Il s'arrête à Cannes et ce n'est pas plus mal parce qu'à Nice, on n'en veut guère.
De toute façon, il s’essoufflerait chez nous et se ferait refouler par le Marin et les vents du Nord.
Aymé: Et après on dit que c'est les marseillais qui ezagèrent !
Maurice: Tu n'es pas venu avec le petit ? Cela aurait fait plaisir à Annie. Qu'est-ce que je te sers, bière, pastis ?
Jeannot:  Non, il est un peu tôt, une orange pressée s'il te plait. Il a trouvé un petit travail d'été et commence aujourd'hui, tu te rends compte, Maurice, mon André que je revois, comme si c'était hier, appliqué, concentré à faire de jolis pâtés sur la plage du Prado et ton adorable chipie d'Annie qui attendait qu'ils soient parfaits pour les démolir à coups de pieds joyeux et provoquer,  une course poursuite rieuse, périlleuse sur le sable, mon André il va rentrer à l'Université !
J'ai du mal à réaliser... j'ai appris qu'un immeuble tout neuf était construit dans le quartier de la Joliette avec des studios "idéal étudiant" d'après l'annonce et au loyer abordable, je suis un peu en avance, j'ai une visite prévue dans une heure.
Aymé: Oh malheureux ! Cet immeuble je le connais bien, j'y ai travaillé, oubliez-le, va ! les studios ils sont si petits qu'à côté une chambre de bonne c'est une suite royale ! si petits que pour que le soleil y entre, il faut d'abord en sortir ! si vous cassez la vitre d'une fenêtre, il vous suffit de la remplacer par le verre d'un cadre photo ! Le promoteur, c'est un margoulin, un redoutable baratineur qui serait capable de vendre une Ferrari à un cul-de-jattes

(Jeannot grimace, tente, sans y réussir, en s'y reprenant à plusieurs fois, une moue de déception et de surprise dubitative ) pas facile à réaliser :-)
Maurice: Tu peux le croire. Aymé maîtrise parfaitement son sujet, c'est le meilleur ouvrier de Marseille dans son domaine.
Même s'il exagère un petit peu, son avis est sûr.
Aymé: Ne vous faites pas de bile, Monsieur Jeannot, je vais vous en trouver, moi, un joli nid pour André. Les appartements disponibles à Marseille, je suis le premier à en être informé, avant même qu'une annonce paraisse, avant même que le propriétaire en ait l'idée !
Si vous voulez, ce matin, avant d'aller sur mon chantier, je peux vous indiquer déjà quelques locations.
Jeannot (rassuré et reconnaissant): Volontiers, avec plaisir, Aymé ! Merci !
Maurice (joyeux, tendrement moqueur): Et depuis quand tu donnes du Monsieur et tu vouvoies Jeannot, toi ?
Aymé: Oh, ne m'en veuillez pas, décidément...ne m'en veux pas Jeannot mais aujourd'hui je te trouve si élégant, comme un ministre, que cela m'impressionne et j'oublie à qui je m'adresse.
Jeannot: Y'a pas de mal, Aymé, cette tenue c'est pour rassurer les propriétaires, tu comprends. Alors si cela t’impressionne, ce sera peut-être le cas avec eux aussi.
Aymé (secouant fortement sa main): Et comment ! A moins d'avoir affaire à un aveugle ou une personne ayant des goûts de cagole !

Annie, jolie comme un coeur et qui a tout entendu, les rejoint
Annie: Bonjour Jeannot, Aymé, je peux vous accompagner, dites ! J'aimerais voir où André va peut-être habiter bientôt
Aymé (avec un clin d’œil): Vouai, une sorte de repérage, quoi !
Jeannot: Avec plaisir, ma belle ! Un point de vue féminin ne peut être que profitable
Aymé: Allez, zou ! c'est parti

Ils quittent le café, Aymé y revient très rapidement, désireux d'expérimenter quelque chose qu'il a appris récemment, le poing contre poing.
Il tend son poing fermé à Maurice
Aymé: Maurice, check !
Maurice: Qu'est ce que tu as oublié, Aymé ? Et c'est quoi ce chèque dont tu parles.
Aymé: Mais non! check, pas "chèque"
Maurice: Qu'est-ce que tu dis, fada ? tchèque ? c'est moi que tu traites de tchèque ?! et arrête de me menacer du poing.

Maurice sourit puis s'écrie "Je te fais marcher, grand nigaud !" et tend son poing fermé contre celui d'Aymé, tout heureux et fier.


                                 Vladimir Cosma - Le château de ma mère






14 commentaires :

  1. Puisque ce matin Pas-d'gnole à mon château, :D j'ai siroté ton adorable récit tel un délicieux liqueur à l'anis... Ah ces marseillais : grande gueule grand coeur. :)
    Sympathique scénario aux échanges pittoresques qui mérite d'être adapté au petit même le grand écran, bravo Rom !
    Bon dimanche :)

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    1. PS Astucieuse et poétique transition (ains que changement) du titre de ce "m" qui perd un pied. Et quelle belle image que celle du rideau de fer en orgue de Barbarie ; encore bravo !
      PS2 Pourquoi un cul-de-jatte devrait se priver d'une Ferrari ? Il peut aussi se payer un chauffeur :)

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    2. Bonjour Julie, alors comme ça pas-gnole dans ton château :-)
      Petit ou grand écran ?! Tu es adorable et, au moins d'esprit, une vraie marseillaise :-)
      Mais j'aimerais assez prolonger ce début de récit et continuer à faire vivre ces personnages (et d'autres)
      Bonne fin de journée.

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    3. Ma foi, Mademoiselle Julie, je ne peux pas vous donner entièrement tort!
      Mais avouez que ce serait bien dommage de ne pas pouvoir appuyer soi-même sur le champignon pour ressentir la nervosité, l'impétuosité d'une telle merveille ! De ne pas pouvoir aller faire le cacou sur le bord de mer en descendant la vitre, une main sur le volant et l'autre qui salue les jeunes filles en promenade.
      Je connais, à ce sujet, une anecdote savoureuse comme une bouillabaisse... Je me tais parce que Maurice il me lance un regard noir comme une tenue de veuve. Adiou Mademoiselle Julie !

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    4. Cher Aimé, "faire le cacou sur le bord de mer en descendant la vitre, une main sur le volant et l'autre qui salue les jeunes filles en promenade" reste quand même réalisable. L'appui sur le champignon c'est surtout un truc de mec :P
      Puis ignorez svp le regard de Maurice, empressez-vous plutôt à nous raconter cette savoureuse anecdote ! Merci d'avance :)

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    5. @ Rom : En effet, "dans" le château... merci Professeur de belles lettres :P
      Et j'attends avec impatience la suite de ce prometteur futur Rom(an) potentiellement adaptable à la télé :)

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    6. Julie, que je sois pendu sur le champ si j'ai intentionnellement écrit "dans" à la place de "au".
      Les fautes grammaticales, de syntaxe, d’orthographe ne me sont pas étrangères et jamais je ne signale ces erreurs (quand je les détecte, sauf, exceptionnellement, si cela me permet de faire un bon mot- coupable faiblesse-)
      Ton Pas-d'gnole m'a amusé et c'était là l'unique raison de mon smiley en fin de phrase, le "au" ou "dans" je m'en fiche comme de l'an quarante (curieuse expression quand on y songe)

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    7. Rom, même si c'était le cas, il n'y a aucun mal à me corriger, bien au contraire ; cela m'aide à progresser, améliorer mon français... j'en redemande, donc merci !
      Bonjour :)

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    8. Ce que femme veut, Dieu le veut et si Dieu ne le veut pas, le diable du moins y aide :-)
      Bonjour Julie et bonne fête (comme à tout ceux qui aiment, ont aimé, sont aimés ou attendent de l'être)

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  2. Un dialogue savoureux, des personnages pittoresque et attachants, ils sont dignes d'un roman de Pagnol, bravo Rom ! On s'y croirait là-bas ! :-)
    Beau dimanche ensoleillé.

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  3. Bonjour Françoise et merci du compliment !
    Tu connais Marseille ?
    Il me plairait, comme je l'ai écrit à Julie en commentaire, de poursuivre ce récit, de faire vivre ces personnages (et d'autres) dans une même unité de lieu.
    Bonne soirée.

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    1. Je suis allée à Marseille mais en coup de vent et il y a très très longtemps, je n'en ai donc pas un souvenir très précis.
      Je trouve que ce serait une excellente idée de poursuivre ce récit et de faire vivre ces personnages. Ce serait comme lorsqu'on retrouve un feuilleton à la télé, les personnages nous deviendraient familiers et encore plus attachants.
      Bonne soirée, Rom.

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  4. A Marseille en coup de vent, c'est drôle :-)

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  5. J'ai adoré.
    J'avais l'impression de me retrouver au bar de la marine...
    Excellent, ce premier épisode.
    Mais dis moi, on ne t'arrête plus ! Tu n'écris plus pendant des mois et là, hop, dès que j'ai le dos tourné, une dizaine de billets...
    •.¸¸.•*`*•.¸¸✿

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