D'après une idée, une image, un défi présents sur le billet de Françoise, le cœurdonnier
Combien de temps, d'espoirs déçus, de lassitudes
Devra encore supporter, endurer, le pauvre Gepetto ?
Son fils gît, inerte, victime d'une certitude
Comment aimer, lorsque l'on naît sans posséder
Un cœur qui bat, des lèvres humides pour un baiser ?
La marionnette a rendu l'âme, perdu son nom: Pinocchio
Un corps en bois ciré, même vivant
N'est rien, comparé à celui d'un enfant.
Ne faut-il pas une chair et un cœur
Pour connaître, un jour, peut-être, l'âme sœur ?
Le père est à l'ouvrage, il coud, raccommode
Des cœurs brisés, recherche la méthode
Pour détecter l'élu, celui qui, par ses battements,
Fera de son fils un enfant,
Lui donnera couleurs et douce chaleur,
Trente sept degrés, le niveau du bonheur.
Il ne sait pas combien de temps ça peut marcher
Mais il ne risque rien d'essayer.
Un court sursis d'une vie réelle
Vaut mieux qu'éternité artificielle.
Tu es très rapide, Rom.
RépondreSupprimerUn très joli poème pour ce défi sur le cœurdonnier.
Bravo ! :-)
Merci Françoise.
RépondreSupprimerLe rythme est quelque peu bancal mais l'idée est là ! :-)
Bon samedi.
"Trente-sept degrés, le niveau du bonheur", c'est beau.
RépondreSupprimerÀ ce défi si inspirant, tu as bien fait d'y succomber :)
Merci Julie !
SupprimerLe mot niveau ne me satisfait qu'à moitié, j'avais pensé à jauge (non), cible, mesure et suis resté, donc, sur niveau.
J'ai succombé, je suis faible :-)
Trente-sept degrés...
RépondreSupprimersur l'échèle du bonheur ;
(le) seuil du bien Être ??
Tièdes suggestions :D